« L'exécution des peines est un élément essentiel d'un système judiciaire efficace et la Cour est reconnaissante envers les États parties qui déclarent être disposés à accueillir à cet effet les personnes qu'elle a reconnu coupables », a remarqué la vice-présidente Diarra. « La signature de cet accord avec le Mali, le premier à être signé avec un État africain, revêt une importance particulière eu égard au principe consacré par le Statut et le Règlement de la CPI selon lequel les États parties doivent partager la responsabilité de l'exécution des peines d'emprisonnement conformément aux principes de répartition géographique équitable. »
Le Ministre Maiga a rappelé en ces termes le ferme engagement du Mali vis-à-vis de la CPI : « A travers cette cérémonie, le Mali voudrait réaffirmer son attachement indéfectible au respect des Droits de l'Homme et aux idéaux de paix et de justice internationales qui ont présidé à la création de la CPI. En effet, la signature de cet accord est la meilleure traduction de la ferme volonté du Mali d'honorer ses engagements pris en signant et ratifiant le Statut de Rome.
C'est aussi une modeste et symbolique contribution du Mali afin d'aider la Cour à mieux remplir ses missions, notamment, la lutte contre l'impunité des crimes internationaux partout à travers le monde ».
Le Statut de Rome, traité fondateur de la CPI, dispose que les peines prononcées par les juges « sont accomplies dans un État désigné par la Cour sur la liste des États qui lui ont fait savoir qu'ils étaient disposés à recevoir des condamnés ».
Outre le Mali, la CPI a conclu des accords relatifs à l'exécution des peines avec l'Autriche, la Belgique, la Colombie, le Danemark, la Finlande, le Royaume-Uni et la Serbie.
La CPI est la première cour pénale internationale permanente créée en vertu d'un traité pour mettre fin à l'impunité des auteurs des crimes les plus graves touchant la communauté internationale, à savoir les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et le génocide.
Source : ONU