20 septembre 2025

INFOS

  • Multipol est un réseau international et interdisciplinaire de chercheurs et d’experts en droit international et relations internationales, provenant de milieux professionnels divers, tels que la justice internationale, la diplomatie, la recherche et la fonction publique internationale. Depuis sa création en 2006, Multipol a connu une audience grandissante. Le réseau fonctionne sur la base du volontariat de ses membres. Afin d'assurer sa pérennité, n'hésitez pas à vous joindre à nous et à participer par vos contributions : contact.multipol@gmail.com.
  • New Lecture on Refugee and Asylum Law at the UN Audiovisual Library of International Law (05 April 2022). The Codification Division of the UN Office of Legal Affairs recently added new materials to the Lecture Series of the Audiovisual Library of International Law: A Lecture entitled “Refugee and Asylum Law: Towards the centrality of Human Rights” by Professor Cecilia Bailliet of the University of Oslo.
  • Observance of International Women’s Day at the UN Audiovisual Library of International Law (8 March 2022)In observance of International Women’s Day, the Codification Division of the UN Office of Legal Affairs launched a lecture, in English and Spanish, by Professor Cecilia Bailliet on “Women Refugees and Gender Persecution” / “Mujeres Refugiadas y Persecución de Género”, addressing the challenges that affect refugee women and girls.
  • Professeure honoraire au Collège de France et membre de l’Académie des sciences morales et politiques, Mireille Delmas-Marty s’est éteinte le 12 février 2022. Sa disparition a suscité de nombreux hommages, notamment parmi les universitaires, magistrats, avocats et politiques, qui ont salué une juriste brillante et visionnaire, ainsi qu'une inlassable défenseure des libertés publiques. Sa pensée à la recherche d’un droit universalisable propose des repères pour une gouvernance mondiale apaisée et solidaire. Nos pensées et condoléances vont à sa famille et ses proches.

20 mai 2022

REVUE : "Covid : une pandémie révélatrice de l’état du monde", Recherches internationales (n°122, octobre-décembre 2021)

Chloé MAUREL, Michel ROGALSKI

La pandémie de Covid-19, provoquée par le coronavirus SARS-CoV-2, est apparue le 16 novembre 2019 à Wuhan, dans la province de Hubei en Chine centrale. La contagiosité et la gravité de ce virus a amené l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à alerter la Chine puis tous les États membres, et finalement à déclarer l’état d’urgence de santé publique de portée internationale le 30 janvier 2020, et à dénommer le phénomène « pandémie » le 11 mars 2020, les risques étant, dans tous les pays, la saturation des services de soins intensifs des hôpitaux et une mortalité dramatique, ainsi que la mise à l’arrêt de l’économie. De nombreux pays ont décidé des confinements, plus ou moins longs. La situation s’installe pour durer avec des améliorations à l’été mais aussi l’apparition de plusieurs variants, notamment « delta » (apparu fin 2020 en Inde) puis « omicron » (apparu fin 2021 en Afrique du Sud). Les organisations internationales, non seulement l’OMS, mais aussi l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), l’ONU et l’Unesco, se consacrent à émettre des avis et recommandations pour soutenir et orienter l’effort des États. Le Covid-19 aurait provoqué dans le monde au 1er janvier 2022 305 millions de malades et près de 5,5 millions de morts, chiffre qui selon plusieurs spécialistes serait fortement sous-estimé.

17 mai 2022

OUVRAGE : W. Huck, Sustainable Development Goals: Article-by-Article Commentary

Winfried HUCK

The UN Resolution Transforming our world: “the 2030 Agenda for Sustainable Development” set in forth at 1 January 2016 enshrines 17 Sustainable Development Goals (SDGs) including 169 targets and seems a conceptual, normative answer to the global fluid pattern of economic transformation, shortly: the globalisation. Against this background, the SDGs are embarking to the multileveled legal order, following different horizontal and vertical ways. The significance of the SDGs for the application of the law in the context of regulations of the international level within the UN and autonomous International Organisations appears to be clearly visible. On the vertical level regional cooperation such as the EU, ASEAN, CARICOM, are integrating the SDGs in different legal agreements and similar currently happens on the national level and not to forget the transnational level as well. This new Commentary covers the whole field of SDG law.

12 mai 2022

OUVRAGE : F. Staiano, G. Ciliberto (eds.), Labour migration in the time of COVID-19: inequalities and perspectives for change

Fulvia STAIANO, Giulia CILIBERTO

Since 2015, the Institute for Research in Innovation and Services for the Development of the National Research Council of Italy (CNR-IRISS) promotes projects on ‘Migration and Development’ with the view of offering innovative tools for sustainable migration.


The timely volume edited by Giulia Ciliberto, post-doc research fellow of the Institute, and Fulvia Staiano, Associate Professor of International Law at the University ‘Giustino Fortunato’ and Associate to CNR-IRISS, on Labour Migration in the Time of COVID-19: Inequalities and Perspectives for Change offers a wide and in-depth analysis of the consequences that migrant workers are facing in these days: as a vulnerable group, they have to cope with an unpredictable and exceptional situation – COVID-19 pandemics – adding elements of weakness to their already fragile state.

8 mai 2022

OUVRAGE : B. Ní­ Ghráinne, Internally Displaced Persons and International Refugee Law

Bríd NÍ GHRÁINNE

Internally Displaced Persons (IDPs) are persons who have been forced to leave their places of residence as a result of armed conflict, violence, human rights violations, or natural or human-made disasters, but who have not crossed an international border. There are about 55 million IDPs in the world today, outnumbering refugees by roughly 2:1. Although IDPs and refugees have similar wants, needs and fears, IDPs have traditionally been seen as a domestic issue, and the international legal and institutional framework of IDP protection is still in its relative infancy.

3 mai 2022

ACTU : La motivation du droit de veto au Conseil de sécurité au cœur d'une nouvelle résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies

Catherine MAIA, André-Marie GBÉNOU

Alors que le Conseil de sécurité des Nations Unies demeure impuissant pour entraver la poursuite des hostilités armées déclenchées par la Russie contre l’Ukraine le 24 février 2022, l’Assemblée générale a adopté par consensus, le 26 avril 2022, la Résolution A/RES/76/262 intitulée « Mandat permanent permettant à l’Assemblée générale de tenir un débat en cas de recours au droit de veto au Conseil de sécurité ». Selon cette résolution présentée par le Liechtenstein et coparrainée par 83 États – dont trois membres permanents du Conseil (États-Unis d'Amérique, Royaume-Uni et France) et l’Ukraine – tout recours au veto déclenchera une réunion de l’Assemblée, afin que soit débattue l’utilisation dudit veto par tous les États membres des Nations Unies.

1 mai 2022

OUVRAGE : C. Maia, J.-B. Harelimana (dir.), Réenchanter la justice internationale pénale : perspectives universelles et africaines

Catherine MAIA, Jean-Baptiste HARELIMANA

Créée par le Statut de Rome de 1998, la Cour pénale internationale est une institution permanente ayant compétence pour juger les auteurs des crimes les plus graves affectant l’ensemble de la communauté internationale. Si la mise en place de cette juridiction à vocation universelle suscita de grandes espérances, sa légitimité et son efficacité comme cadre stratégique majeur de lutte contre l’impunité a été régulièrement scrutée et questionnée. Elle a été discréditée pour sa sélectivité, ses lenteurs, son coût et son maigre bilan, et soumise à de vives tensions avec certains hauts responsables politiques, si ce n’est à des sanctions sous l’Administration américaine Trump.

27 avril 2022

OUVRAGE : O. de Frouville, S. Touzé (dir.), 70 ans après l’adoption des Conventions de Genève : le droit international humanitaire confronté à de nouveaux défis ?

Olivier de FROUVILLE, Sébastien TOUZÉ

En 2019, le Centre de recherche sur les droits de l'homme et le droit humanitaire (CRDH) a saisi l’occasion du 70e anniversaire des Conventions de Genève du 12 août 1949 pour organiser un grand colloque international sur les nouveaux défis du droit international humanitaire (DIH). La fin du XXe siècle et le début du XXIe siècle ont été marqués par des mutations de la conflictualité qui ont profondément affecté les conditions de mise en œuvre du « droit de la guerre » : phénomènes de dé-spatialisation et de dé-temporalisation des conflits ; interventions croissantes de la part de multiples acteurs non-étatiques ; progrès des technologies, avec de nouvelles armes et un nouvel espace de conflit, le cyberespace… 

23 avril 2022

ANALYSE : Making sense of Africa’s massive abstentions during the adoption of the UNGA resolution on the Aggression Against Ukraine

Sâ Benjamin TRAORÉ

The ongoing Ukrainian crisis has shown profound divisions among African countries. The UN General Assembly’s voting on 2 March perfectly captures such a division. Resolution A/RES/ES-11/1, titled “Aggression against Ukraine”, was adopted by a vote of 141 in favour and 5 against, with 35 abstentions. Of these 35 abstentions, 17 were African states including Algeria, Angola, Central African Republic, Congo, Equatorial, Mali, South Africa, Tanzania, and Zimbabwe. This figure represents almost half of the abstaining states. Eight African countries did not even submit their votes (including Burkina Faso, Cameroon, Ethiopia, Morocco, and Togo) and Eritrea voted against the resolution. All in all, almost half of the African states did not vote in favour of the United Nations General Assembly (UNGA) resolution. The split between African states in the voting also reflects the divide in public opinion about the Ukrainian crisis across African countries. 

20 avril 2022

OUVRAGE : B. Courmont, Chine-USA : le grand écart. Crise dans la mondialisation

Barthélémy COURMONT

Depuis la fin de la Guerre froide, les relations internationales se sont articulées autour d’une unipolarité de transition, qui a ouvert la voie à une multitude d’interprétations quant au rééquilibrage géopolitique. En parallèle à ces réflexions, les certitudes de la fin de la bipolarité ont rapidement laissé place à un désenchantement dans le monde occidental, dont l’émergence de nouveaux conflits, le terrorisme transnational, la fracture Nord-Sud ou les mouvements contestataires furent les principaux symptômes. Le système-monde consacré après la disparition de l’Union soviétique devint ainsi la cible de toutes les critiques autant que de toutes les convoitises. Et loin d’apaiser les tensions et d’engendrer un progrès à échelle mondiale, il accentua les fractures. Dans le même temps, l’émergence de nouveaux pôles de puissance, le rééquilibrage de l’économie internationale, le retour des nationalismes et d’un réalisme très prononcé dans la gestion des affaires mondiales se sont peu à peu cristallisés, au point de provoquer de nouvelles instabilités et un grand écart.