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29 février 2016

OUVRAGE : M. CHARQI, Droit des conflits armés : le droit international humanitaire marocain

Mimoun CHARQI

Le droit de la guerre ne peut être ignoré, en particulier, du militaire, qu’il s’agisse du commandement en chef ou de l’homme de troupe en passant par l’encadrement. Les actes répréhensibles pouvant être sanctionnés par le droit international, au titre des crimes de guerre ou crimes contre l’humanité, doivent être vulgarisés afin d’être évités. La responsabilité pénale internationale peut, à tout moment, rattraper les auteurs des infractions. Ce n’est pas sans raison si les états-majors des armées occidentales embarquent avec eux des conseillers juridiques et s’ils mettent à jour régulièrement leurs manuels de droit des conflits armés et vulgarisent ce qu’il faut faire ou ne pas faire sur le théâtre des opérations militaires.

11 septembre 2012

POINT DE VUE : L’Azawad entre droits des peuples à disposer d’eux-mêmes et intangibilité des frontières nées de la décolonisation : pour l’autonomie de l’Azawad dans le cadre d’un État fédéral malien


Mimoun CHARQI

Le peuple de l’Azawad, ainsi que le peuple touareg[1] font partie des peuples autochtones qui continuent de souffrir des affres de la colonisation et de la décolonisation. Durant la période de la colonisation, le peuple touareg, réfractaire, avide d’indépendance et de liberté, habitué aux grands espaces et au nomadisme, s’est refusé à courber l’échine devant le colonialisme. Avec l’ère de la décolonisation, l’entité et le pays touareg ont été purement et simplement ignorés[2].

1 octobre 2010

ANALYSE : Le différend hispano-marocain au regard du droit international contemporain

Mimoun CHARQI
La question de Sebta, Mellilia et des îles et îlots avoisinants revient sur le devant de la scène et fait l’actualité ces derniers temps. Mes propos ne sont pas tant de relater ce qui se passe aujourd’hui, aux points de passage, à Sebta et M’Ritch, que de rappeler ce qui est légitime du point de vue du droit international.

13 janvier 2008

POINT DE VUE : La paix et les droits des peuples au Maghreb, par l'autonomie du Sahara

Mimoun CHARQI
Le 3e round des négociations de Manhasset, qui ont démarré le 8 janvier 2008, est l’occasion de revenir sur l’affaire du Sahara. Un conflit où le politique et les intérêts prennent le pas sur le droit et la légitimité. Déjà, au mois d’avril 2007, le Polisario avait déposé, auprès du Secrétariat général des Nations Unies, une soit-disant « proposition de plan de paix pour le Sahara », en espérant ainsi contrecarrer l’initiative marocaine pour l’autonomie au Sahara. Depuis, la position du Polisario et de l’Algérie n’a pas évolué. L’examen des thèses de l’Algérie et du Polisario appelle un certain nombre de précisions. Tout d’abord, l’affaire du Sahara occidental marocain n’est pas une question classique de décolonisation. Ensuite, la solution du conflit du Sahara passe, indéniablement, par la tenue d’un référendum d’autodétermination, au sujet de l’autonomie. Enfin, l’analyse de l’initiative marocaine pour l’autonomie du Sahara Occidental marocain permet de se rendre compte qu’il s’agit d’une proposition sérieuse et conforme aux standards internationaux en matière de droit international, des droits de l’Homme, de la démocratie et de la liberté.

27 novembre 2007

POINT DE VUE : La lutte contre le blanchiment de capitaux au Maroc


Mimoun CHARQI 

Les capitaux d’origine illégale, plus communément appelés « argent sale », font de plus en plus l’objet d’une traque à l’échelle internationale, tout particulièrement depuis les attentats du 11 septembre 2001 et la volonté de la communauté internationale des États de lutter contre le terrorisme. Les moyens utilisés pour le blanchiment de capitaux sont pluriels : les virements électroniques, les utilisations abusives des organismes à but non lucratif, le secteur des assurances et des banques, les personnes politiquement exposées[1], les experts juridiques et financiers dits « ouvreurs de portes » ou « gatekeepers »[2]...

15 novembre 2007

POINT DE VUE : Bilan et perspectives du Maroc, après 50 années d’indépendance politique


Mimoun CHARQI 

Pour qui veut connaître, au jour d’aujourd’hui, le bilan de ce qu’a été la gestion des 50 dernières années du Maroc indépendant, deux travaux importants sont incontournables : celui de l’IER (Instance Équité et Réconciliation) et celui du Groupe du cinquantenaire (RDH50). Mais, pour aussi importants qu’ils soient, ces travaux comportent des imperfections. Cet article se propose d’examiner le bilan de ces 50 dernières années à travers, d’une part, les jugements de vérités et/ou de valeurs ressortant de la lecture des travaux précités et, d’autre part, les lacunes de ce même bilan, avant d’en venir, au titre des considérations finales, aux perspectives éventuelles d’avenir. Notons qu’il ne s’agit pas tant de rapporter tout ce qui a été dit dans ces travaux que de rebondir sur tel ou tel aspect ou développements.

3 novembre 2007

POINT DE VUE : Dilemme et solution de l'affaire du Sahara


Mimoun CHARQI 

Les intérêts, malentendus, incompréhensions et positions antinomiques font que le problème du Sahara apparaît comme la quadrature du cercle, une question sans solutions, un véritable dilemme. Pourtant, le dossier du Sahara n’a rien d’un problème insoluble. La solution est là, à portée de main, qui tient compte des intérêts des uns et des autres, et surtout des intérêts des peuples et populations concernées et qui subissent les affres du non développement et de l’insécurité prolongée, en raison de la politique du tout ou rien et de l’absence de discernement.