La conférence de Genève revêtait un caractère politique important, à moins de 3 mois de la conférence de Copenhague de décembre (15ème Conférence des Parties à la convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique, CCNUCC), qui doit permettre à la communauté internationale de parvenir à un accord sur le futur régime international de lutte contre le changement climatique au-delà de 2012. Cette échéance a très largement constitué la toile de fond des échanges.
Lors de la première partie de la conférence, réservée aux experts des différentes disciplines, notamment les climatologues et les météorologues, les thématiques suivantes ont été abordées lors de séances plénières : le défi partagé du changement climatique, la prévision climatique, les systèmes d’alerte et la réduction des risques climatiques, la généralisation et l’intérêt économique et social de l’information climatique. Douze sessions de travail simultanées se sont également déroulées sur l’impact du changement climatique dans différents secteurs socio-économiques (santé ; eau ; transports ; énergie ; biodiversité et gestion des ressources naturelles ; villes ; océans et côtes ; sécurité alimentaire) et sur les techniques de climatologie (observation climatique ; variabilité climatique saisonnière inter-annuelle ou décennale ; information climatique régionale pour la gestion des risques).
Une déclaration ministérielle a été adoptée à Genève le 3 septembre lors du segment politique de haut niveau. Elle lance un Cadre mondial de services climatiques (CMSC) permettant la mise en commun de toutes les données climatiques détenues par les Etats membres de l’OMM, de façon à donner une impulsion décisive à la recherche sur les climats et à aider les populations de la planète à relever le défi de la variabilité et du changement climatique. La mise en commun de données climatiques mondiales sur les 50 dernières années permet de projeter des scénarios climatiques pour les 50 ans à venir, de façon à éclairer du mieux possible les choix des décideurs dans la lutte contre le changement climatique.
Le CMSC, dont les objectifs sont détaillés dans une note de concept jointe à la déclaration, fera l’objet de travaux de finalisation dans le cadre d’un groupe de travail d’experts de haut niveau. Une conférence intergouvernementale ad hoc se réunira début 2010, après la conférence de Copenhague, afin de définir la composition et les attributions ce groupe de travail qui rendra un projet fin 2010 en vue d’une mise en œuvre lors du prochain congrès de l’OMM en mai 2011.
Source : France-Diplomatie