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11 juin 2026

OUVRAGE : S. Laghmani, Le droit international en question

Slim LAGHMANI

Slim Laghmani est un inlassable penseur du droit international. Le lecteur trouvera ici, parmi une abondante production intellectuelle, une sélection de contributions invitant à une analyse critique de certaines des questions les plus importantes qui agitent celui-ci. Sont ainsi revisités, entre autres, les rapports entre le droit international et les droits internes, le droit de recourir à la force armée et les doctrines des légitimes défenses préventive et préemptive, la souveraineté, la question démocratique ou encore le jus cogens. Plus encore, l’auteur nous propose ses réflexions sur le droit international dans son ensemble pour déterminer s’il connaît une perte de sens, s’il est cohérent, s’il est juste et/ou équitable et pour savoir s’il faut rire du droit international ou le pleurer. Un des grands apports de la pensée de Slim Laghmani est sa mise en contexte historique. Celle-ci est présente non seulement dans ses différentes contributions portant sur des thèmes particuliers, mais également dans un certain nombre d’ouvrages et articles de l’auteur dont deux sont proposés ici au lecteur. Cette profondeur historique permet de mieux appréhender les temps périlleux que traverse actuellement le droit international et, loin des passions en cours, de mieux mesurer ce qui est en cours aujourd’hui.

2 juillet 2021

OUVRAGE : S. Laghmani, L'ordre juridique international : souveraineté, égalité et logique de l'accord. Une théorie tiers-mondiste

Slim LAGHMANI

Je ne pense pas que la thèse selon laquelle il y a des « obligations » qui naissent pour les États en dehors ou contre leur volonté soit vérifiable en droit international positif et c’est la raison pour laquelle je soutiendrai la thèse passée de mode selon laquelle la volonté des États est encore au fondement du droit international. Que la renonciation au volontarisme soit un effet de mode, cela est certain. C’est, je le crois, le plus souvent par mimétisme que dans les États du tiers-monde, y compris dans le mien, la plupart des cours et des manuels de droit international adoptent ce positionnement. Je ne suis pas de ceux qui tiennent le dépassement de la volonté de l’État pour un progrès. Je considère que l’objectivisme sous ses différentes formes, aujourd’hui dominant dans la littérature universitaire, est, dans le meilleur des cas, utopiste et, dans le pire, dangereux pour les États les plus faibles.